SAN-SEYHA

SAN-SEYHA // inventé-Printemps

 

SAN-SEYHA questionne notre identité à travers l'exil, qu’il soit géographique ou existentiel, et nous embarque dans une traversée entre chant, slam et poésie. Sa voix est sincère et contagieuse et la musique accomplit le reste du voyage. 

Cette musique inscrite dans un métissage de spoken word et de chansons, s'adresse à un public cosmopolite nourri de multiples horizons. Les riffs de guitare aériens soutenus par des nappes vocales hypnotiques dialoguent avec une programmation électronique incarnée par un moog trituré et des basses profondes ainsi que des rythmes mécaniques et puissants. C’est sur ce tissu urbain que la voix de San-Seyha semble d’abord un chant immémorial, qui harangue et invite au voyage. La profondeur du timbre se mue en présence : il s’ancre alors, annulant les frontières et créant dans la salle une communauté instinctive. Son invitation ou son cri charrient ce qu’il y a d’âme, d’humain, de véritable et de sensible chez celui qui l’écoute. Les frontières musicales peuvent éclater : chant, profération, souffles, fredonnements se mêlent sans heurts, et quiconque aime vagabonder se laisse prendre à la sincérité du message. 

Crédits photographiques : Latifa Messaoudi